InfoMonde: Blog socio-politique!

Les services des ambassades

Mercredi, le 16 janvier 2008 Charles Filion

Il y a de cela quatre mois, j'étais en Europe pour m'amuser, et éventuellement pour travailler dans le fier pays de Molière, la France. Un très beau pays à visiter, soit dit en passant, mais qui pour y travailler n'est pas si fantastique que cela. Par la faute d'une fonctionnaire peu réceptive de province (vers la Champagne, pour être plus exact), je n'ai pas pu faire les vendanges, cette activité consistant à cueillir le raisin pendant quelques semaines en automne en compagnie de bon nombre d'autres cueilleurs venant de l'étranger. Si vous faites un sondage chez les jeunes Québécois qui sont déjà allés visiter la France, beaucoup d'entre eux y ont fait les vendanges, puisque même si le travail est forçant, il est relativement bien rémunéré et il y a quelquechose de très plaisant à se retrouver avec une vingtaine d'inconnu(e)s et plus dans un milieu restreint pendant quelques semaines. 

 

Mais voilà, certains problèmes administratifs m'ont empêché de rentabiliser mieux ce voyage en faisant les vendanges. Le hic, c'est qu'au moment où j'ai appris cela, c'est-à-dire deux jours avant le début des opérations, je me trouvais…à Amsterdam! Bref, après m'être assuré de vive voix que personne dans la préfecture régionale de Verzenay ne semblait vouloir m'aider à travailler dans leur belle région, j'ai décidé de contacter l'ambassade du Canada à Paris, puisque le Canada n'a pas d'ambassade à Amsterdam, celle des Pays-Bas se trouve à La Haye. Évidemment, je m'attendais à avoir des difficultés à les rejoindre, mais à ce point, c'est totalement ridicule!!

 

Imaginez-vous que j'ai passé plus de trois heures en attente dans des cabines téléphoniques, et ce sans jamais parler à aucun responsable! J'ai bien pu faire sentir mon irritation à quatre ou cinq standardistes, mais le résultat est resté le même. Et en plus, j'appelais sur la ligne d'urgence, la ligne où les Canadiens en vacances ayant égaré leur passeport ou leur visa doivent appeler pour êtres en mesure de pallier à la crise! Après avoir essayé plusieurs fois la ligne normale et la ligne d'urgence, je peux faire une constatation: personne ne décroche au bout du fil dans les deux cas. Ma situation était pressée mais pas dramatique, mais si elle l'avait été, je me trouvais dans de sales draps…

 

En bref, si vous prenez au Consulat de France à Montréal un visa de type 2E "vacances-travail", il est valide partout en France malgré ce que certaines personnes peuvent vous dire, le Consulat de France à Amsterdam et le CIDJ (Centre International des Jeunes, basé à Paris) m'ont validé la chose et je les remercie pour tout d'ailleurs,  mais vous devez contacter les départements des régions où vous voulez travailler, sinon certaines personnes mal intentionnées et ayant un certain pouvoir décisionnel peuvent vous mettre des bâtons dans les roues sans raison apparente. J'en ai moi-même fait l'expérience, et au lieu de faire de l'argent, j'en ai perdu en tentant de contacter l'Ambassade du Canada à Paris à partir d'Amsterdam, un 40 Euros (environ 70 dollars) très mal investi puisque je n'ai même pas pu parler à un responsable. Quand je pense que ce sont nos impôts et nos taxes qui paient pour les services des consulats et ambassades à l'étranger qui sont supposées nous porter secours en cas de problème, je crois que certaines formules sont à revoir, et que certains fonctionnaires gagnent beaucoup trop d'argent pour les tâches qu'ils ont réellement à accomplir. Alors, si jamais vous perdez votre visa, passeport ou toute autre chose d'importance capitale dans un voyage, ou que vous êtes en danger de mort ou de bris corporel, allez directement à l'ambassade canadienne, n'appelez pas, vous allez sacrer longtemps, tout comme je l'ai fait. Au moins sur les lieux, peut-être qu'il vous sera possible d'exposer votre problème à quelqu'un de concerné, mais armez-vous de patience, cela aussi risque de mettre vos nerfs à l'épreuve…

Que tombent les ponts!

Mardi, le 7 août 2007 Charles Filion

Encore un pont qui s'écroûle…Cette fois, ce n'est pas à Laval que l'incident s'est produit, mais aux États-Unis, à Minneapolis, Minnesota, comme disait Emilio Esteves dans le film "Mighty Ducks 2". à peu près autant de morts que chez nous, entre cinq et dix, mais des dizaines et des dizaines de blessés, sans parler de ceux qu'on a toujours pas ressortis des décombres flottants du pont en ruine.

Des ponts qui tombent, me direz-vous? C'est supposé arriver? Depuis l'accident de Minneapolis, tous les journaux font des études et des sondages dans les rues pour demander aux gens s'ils ont peur de passer sur ou sous un pont à présent. Évidemment qu'ils ont peur! Lorsqu'un pont s'effondre, il n'y a plus rien à faire, sauf prier si vous êtes croyants ou sacrer si vous êtes athés. Mais la question `première, elle, n'est que très peu posée: pourquoi les ponts tombent?

On demande aux gens dans la rue s'ils ont peur, s'ils pensent que le gouvernement devrait mieux entretenir les ponts, tandis que l'étude sur l'effondrement du viaduc de la Concorde menée par Pierre-Marc Johnson et ses amis est observée de près dans le monde entier et nous coûte des millions de dollars en honoraires abusifs pour experts trop bavards. Mais si les ponts tombent, il y a bien une raison! Évidemment, ça ne tombe pas tout seul, un pont. Il faut qu'il y ait eu une surcharge de poids, un manque flagrant d'entretien et pas juste deux-trois fissures ridicules, mais surtout, et c'est là mon point central: comment et avec quoi ont-ils été construits? À l'époque, les gens ne s'en souciaient guère, et en payent le prix maintenant. Est-ce que, pour faire comme avec les électroménagers et pour faire bien rouler le secteur lucratif de la construction, les contracteurs n'auraient pas volontairement lésinés sur la qualité du matériel pour avoir le mandat de les rénover au fil des ans, quitte à les changer complètement? Le système capitaliste fonctionne ainsi; a-t-on utilisé la même formule dans des situations aussi importantes que la construction de ponts sur lesquels circulent des milliers de personnes par jour??

 Si tel est le cas, les responsables, à la fois chez les contracteurs et chez ceux qui ont octroyé les contrats, les fonctionnaires gouvernementaux pour ne pas les nommer, devraient tous être traduits en justice. Par souci de profit et de roulement perpétuel, ils auraient volontairement mis en péril la vie de milliers de leurs concitoyens, et cela n'est pas acceptable de la part de gouvernements élus par le peuple, au Canada comme aux États-Unis. Mais je n'accuse personne, puisque même la Commission Johnson n'a pas pleinement accusé et ce malgré le temps qui file depuis ses débuts. Je me pose simplement la question: pourquoi ne pas construire de façon durable pour éviter des drames au lieu de "butcher", si tel est le cas, pour économiser des sous? Les dommages en réparation aux victimes des accidents vont coûter plus cher que l'économie réalisée sur la construction! S'il vous plaît, messieurs, engagez de meilleurs comptables!!

Une atrocité n’attends pas l’autre

Samedi, le 28 juillet 2007 Charles Filion

Nous sommes en 2007, n'est-ce-pas? Évidemment, c'est une question de logique. Donc, il y avait treize ans et des poussières, le génocide battait son plein au Rwanda, où 800 000 Rwandais moururent, la plupart tués à coups de machette et laissés froidement éventrés dans la brousse ou sur les trottoirs de Kigali et des autres grandes villes du pays. Dégueulasse, me direz-vous? Absolument, et une myriade de termes similaires ne seraient même pas assez forts pour qualifier cette atrocité. Il faudrait inventer un mot, du genre "intensiforterribilifique", ou simplement dire: inqualifiable.

Mais voilà, treize ans après cette merde sans nom où un peuple s'est déchiré sans merci, personne n'a appris de ses erreurs. Au dixième anniversaire du génocide, aucun dirigeant occidental n'est venu aux commémorations officielles, il n'y a que l'ineffâble général Roméo Dallaire qui y soit allé d'un discours pimenté à saveur de reproche au monde de l'Occident. Jusqu'ici, c'est grave mais pas trop, les gens ont la mémoire courte et préfèrent ne pas se rappeler les horreurs du passé. Mais là où le bât blesse, c'est qu'une atrocité similaire soit en train de se produire et ce depuis longtemps déjà dans la province du Darfour, au Soudan, pays où se trouvait l'ancienne base logistique des guerriers de Ben Laden.
Les estimations des morts atteignent le million, les déplacés sont au moins cinq fois plus nombreux. Les femmes sont violées dans les camps par des milices armées qui viennent piller et détruire ces gens qui sont déjà dans une misère plus que précaire, alors que les soldats de l'UA sur place, trop peu nombreux, ne peuvent que constater leur impuissance face aux escadrons de la mort en provenance du Nord du pays. Au moins, sous peu, une force internationale sera déployée au Darfour, et ce plus de deux ans après la première demande d'intervention, demande à laquelle le Président soudanais avait toujours refusé de souscrire. C'est sûr que lorsque des milices liées au gouvernement font un travail de démolition qui nous apparaît bénéfique, il n'est pas de mise de saboter l'oeuvre en laissant tout le monde y voir de plus près. Mais les pressions internationales étant de plus en plus fortes (alors que de toute façon la plupart des habitants du Darfour sont dans des camps ou six pieds sous terre), la force internationale va se déployer sous peu, alors que le conflit sera terminée.
La question se pose: pourquoi, alors que le Rwanda avait été un horrible massacre qui aurait pû être évité et qui ne l'a pas été, pourquoi le monde n'a pas appris de ses erreurs et a laissé le conflit (qui s'apparente beaucoup au génocide mais bon, ce mot comporte trop d'obligations à l'ONU, donc il n'est pas utilisé pour décrire la guerre dans la province soudanaise) au Darfour se produire? Les raisons sont à la fois nombreuses et d'une simplicité déconcertante, même si elles sont horribles: Premièrement, dans les deux cas (Rwanda et Darfour), les victimes sont des Noirs, et même si l'esclavage n'existe presque plus, le racisme est bel et bien toujours présent, surtout qu'au Darfour ce sont des milices arabes qui tuent des Noirs. Deuxièmement, ce sont des pays africains dont le monde se fout éperdument, dans une moindre mesure pour le Soudan qui a du pétrole et des ressources minières intéressantes. C'était donc un je-m'en-foutisme encore plus élevé pour le Rwanda, qui ne possède à peu près rien comme ressources naturelles contrairement au Soudan. Donc, pourquoi le conflit au Darfour s'est produit?
Le désir de non-intervention des pays occidentaux pour ne pas devoir encaisser d'autres pertes humaines en plus de l'Irak et l'Afghanistan, le fait que se soient des Noirs pauvres qui meurent chaque jour, que ce soit en plein désert dans une province riche en pétrole, ressource beaucoup plus "cheap" à exploiter en temps de guerre, mais surtout: parce que la Chine a beaucoup d'intérêts au Soudan, et a mis son veto sur toute intervention dans le pays, donnant ainsi un pouvoir immense aux dirigeants soudanais. Et jamais, au grand jamais les dirigeants des États-Unis, de la France ou de l'Angleterre n'entreront en conflit avec la Chine pour un pays avec aussi peu d'importance stratégique que le Soudan. C'est donc du laisser-faire par je-m'en-foutisme et par refus de se frotter à un puissant adversaire? Plus que cela, encore, le général Dallaire l'a dit, les raisons sont nombreuses. Il reste qu'encore une fois, comme d'habitude, ce sont les pauvres, surtout s'ils sont Noirs, qui paient la note du développement pour le reste du monde, et ce tribut devient de plus en plus lourd à supporter…

La mort dans l’âme

Jeudi, le 26 avril 2007 Charles Filion

Boris Eltsine, ex-Président de la Russie post-Guerre froide et un de ceux qui ont accéléré la chute de l'URSS, est décédé cette semaine, soit le 23 avril 2007. Premier Président élu de la Fédération de Russie qu'il avait déclaré indépendante de l'URSS en juin 1990`avec 57% des voix, sous sa présidence ont eu lieu certaines bavures assez troublantes: même s'il a sauvé le gouvernement de Mikhaël Gorbatchev en repoussant un putsch assez grave dirigé contre lui, il n'a pas hésité à bombarder le Parlement lorsque les députés ont refusé d'en sortir après qu'Eltsine l'ait dissout pour cause de dissidence, causant ainsi une centaine de morts. De plus, la première guerre de Tchétchénie en 1994 restera gravée dans les mémoires comme un échec de la Russie, malgré une forte mobilisation de l'armée, car cette guerre dure encore de nos jours après avoir fait des milliers de morts, surtout des Tchétchènes et des civils.

 

Eltsine a été aussi celui qui a eu la lourde tâche de diriger la Russie après l'effondrement de l'URSS et de l'idéologie communiste. En effet, l'ouverture de la Russie à l'économie de marché ne s'est pas fait sans heurts et a été une opération de longue haleine, surveillée de près par les dignitaires du FMI. Le résultat de tout ceci a été une trop rapide libéralisation des prix vers la fin des années 90, une privatisation à la deuxième vitesse qui n'a profité qu'aux oligarques amis du pouvoir, qui évidemment n'ont à peu près rien réinvesti dans l'économie russe, qui tournait déjà au ralenti. La formule du FMI pour la Russie, que le Président Eltsine appuyait, soit la libéralisation-dérèglementation-privatisation, a conduit la Russie au bord du gouffre en 1998, avec une inflation sans précédent, une dette colossale et des milliers de personnes se retrouvant subitement au chômage. On estime que près d'un million de paysans russes meurent chaque année dans les campagnes, parce que l'État qui est encore aujourd'hui en train de se remettre à flot n'a pas les moyens d'investir pour les aider, ou ne les prends simplement pas. Bref, le cadeau empoisonné du FMI et de Boris Eltsine laisse un lourd héritage à la Russie moderne et laisse planer un doute sur les méthodes de transition du FMI, qui pensait réellement qu'en augmentant le nombre de devises étrangères en Russie et qu'en donnant de plus en plus de prêts, celle-ci pourrait surmonter la crise. Au lien de faire chuter le taux de change (ce qui est tout de même arrivé en 1998), ils ont préféré investir pour le maintenir à un niveau surélevé, ce qui a mené au désastre. Vladimir Poutine, le successeur d'Eltsine, a malgré ses tendances à mater toute opposition décidé de s'en prendre aux oligarques, ce qui n'était pas une mince affaire, mais un travail d'envergure reste à accomplis pour éviter la mort des campagnes russes. La mort d'Eltsine pourrait augurer avec un changement de cap en Russie, qui pourrait tourner la page sur une période noire de son histoire. Mlaheureusement, il y a fort à parier que les anciens du KGB menés par Vladimir Poutine ne voudront pas de ces changements, sinon leurs postes en seraient directement menacés…

Le retour du vieux débat chez Molière

Lundi, le 23 avril 2007 Charles Filion

Bon, c'est fait, le deuxième tour de la présidentielle française opposera Nicolas Sarkozy, grand gagnant du premier tour et recordman du politique avec un score de près de 33% à Ségolène Royal, candidate de la gauche venue bonne deuxième avec 25% des suffrages. Malgré l'écart entre les deux chiffres, la lutte de deux semaines promet d'être serrée, puisque les électeurs du centriste François Bayrou devront faire un choix entre les deux autres et seront activement courtisés par les deux belligérants.

 

Face au score de 80% obtenu par Chirac au deuxième tour des présidentielles en 2002 contre l'inneffable Jean-Marie Le Pen, il va sans dire que cette fois ce sera beaucoup plus serré. En effet, ce n'est plus comme en 2002 un vote entre le pire et le moins pire qui a favorisé la victoire de Chirac, mais bien le retour de l'éternel débat entre la gauche socialiste et pro-interventionniste de Royal et la droite nationaliste prônant une certaine "ligne dure" de Sarkozy.

 

Bien sûr, tout le monde le dit, le grand perdant de cette élection est bien Le Pen, quatrième en liste avec 10,5% des votes, une performance de loin en-dessous des résultats de 2002, mais le poids de ses électeurs reste non-négligeable et pourrait faire la différence, quoi que Le Pen a promit que ses électeurs "ne se vendraient pas". Pourtant, ces gens sont évidemment plus aptes à soutenir Sarkozy, puisque ses opinions en matière d'immigration, de contrôle et de surveillance des banlieues, de même que son rôle dans les émeutes qui ont secoué la France il y a deux ans ne sont pas très loin des politiques prônées par le Front National. En revanche, le taux de participation incroyable de 85% (contre 70% environ lors des récentes élections québécoises) démontre bien que les banlieues sont passées aux urnes, contrairement à l'élection de 2002. En effet, après les émeutes d'une rare intensité qui ont secoué le pays pendant plusieurs semaines dans les "cités" françaises, les intervenants locaux ont mobilisé les populations pour s'inscrire sur les listes électorales et faire entendre leurs voix par le vote au lieu de la violence. Le résultat est extrêmement convaincant, puisque c'est par milliers que les nouvelles demandes ont été enregistrées, mais selon les intervenants, il reste du travail à faire. En effet, ces jeunes et moins jeunes plus défavorisés ne sont pas passés aux urnes pour voter "pour quelqu'un", mais bien pour voter "contre Sarkozy"! Étant donné que c'est "Sarko" qui a maté les émeutes, il n'y a rien d'étonnant à cela, mais un travail de politisation des banlieues reste à faire. Mais la graine est semée, il reste à en voir germer les fruits…

 

Bref, le vote des banlieues, qui risque fort bien d'aller à Royal, pourrait lui aussi faire la différence entre la droite et la gauche, ce qui donnerait un poids politique à des gens qui ont véritablement besoin de se faire entendre. Évidemment, un État interventionniste est souhaitable pour eux, puisque le laisser-faire assez "lâche" de la droite face aux banlieues ne peux plus durer. Comme le disait un intervenant communautaire sur les ondes de Radio-Canada avant le premier tour du scrutin: si le choix au deuxième tour avait été entre Sarkozy et Le Pen, les banlieues auraient toutes votées pour Le Pen, parce que tant qu'à foutre le bordel, aussi bien faire un vrai bordel et repartir sur de nouvelles bases après le chaos. Et le pire, dans tout ça, c'est qu'il n'a pas tout à fait tort…

Ma Cité Va Craquer

Mardi, le 6 mars 2007 Charles Filion

 Titre d’un film-culte sur les émeutes populaires, cela illustre bien l’état d’esprit des jeunes Français d’origine arabe ou africaine vivant dans les « cités », ces ghettos bourrés d’immigrants qui ceinturent Paris et les autres grandes villes françaises. Il y avait des leçons à tirer de ces longs métrages que sont « Ma Cité va Craquer » et « La Haine », et manifestement on ne l’a pas fait : les émeutes qui secouent la France depuis les dix-huit derniers jours en sont la preuve parfaite. Ces jeunes Français, naturalisés depuis plusieurs générations en tant que citoyens de la grande France, qui brûlent des voitures, des autobus, des écoles et des magasins sans discernement et sans viser personne en particulier, expriment un mécontentement visible depuis longtemps dans le Royaume des rois. Un mécontentement qui n’est médiatisé que depuis tout récemment, avec cette vague de violence sans précédent, étant avant cela balayé sous le tapis par des dirigeants français qui semblent avoir perdu le contact avec la réalité extérieure… Lire la suite de cet article »