Il y a de cela quatre mois, j'étais en Europe pour m'amuser, et éventuellement pour travailler dans le fier pays de Molière, la France. Un très beau pays à visiter, soit dit en passant, mais qui pour y travailler n'est pas si fantastique que cela. Par la faute d'une fonctionnaire peu réceptive de province (vers la Champagne, pour être plus exact), je n'ai pas pu faire les vendanges, cette activité consistant à cueillir le raisin pendant quelques semaines en automne en compagnie de bon nombre d'autres cueilleurs venant de l'étranger. Si vous faites un sondage chez les jeunes Québécois qui sont déjà allés visiter la France, beaucoup d'entre eux y ont fait les vendanges, puisque même si le travail est forçant, il est relativement bien rémunéré et il y a quelquechose de très plaisant à se retrouver avec une vingtaine d'inconnu(e)s et plus dans un milieu restreint pendant quelques semaines.
Mais voilà, certains problèmes administratifs m'ont empêché de rentabiliser mieux ce voyage en faisant les vendanges. Le hic, c'est qu'au moment où j'ai appris cela, c'est-à-dire deux jours avant le début des opérations, je me trouvais…à Amsterdam! Bref, après m'être assuré de vive voix que personne dans la préfecture régionale de Verzenay ne semblait vouloir m'aider à travailler dans leur belle région, j'ai décidé de contacter l'ambassade du Canada à Paris, puisque le Canada n'a pas d'ambassade à Amsterdam, celle des Pays-Bas se trouve à La Haye. Évidemment, je m'attendais à avoir des difficultés à les rejoindre, mais à ce point, c'est totalement ridicule!!
Imaginez-vous que j'ai passé plus de trois heures en attente dans des cabines téléphoniques, et ce sans jamais parler à aucun responsable! J'ai bien pu faire sentir mon irritation à quatre ou cinq standardistes, mais le résultat est resté le même. Et en plus, j'appelais sur la ligne d'urgence, la ligne où les Canadiens en vacances ayant égaré leur passeport ou leur visa doivent appeler pour êtres en mesure de pallier à la crise! Après avoir essayé plusieurs fois la ligne normale et la ligne d'urgence, je peux faire une constatation: personne ne décroche au bout du fil dans les deux cas. Ma situation était pressée mais pas dramatique, mais si elle l'avait été, je me trouvais dans de sales draps…
En bref, si vous prenez au Consulat de France à Montréal un visa de type 2E "vacances-travail", il est valide partout en France malgré ce que certaines personnes peuvent vous dire, le Consulat de France à Amsterdam et le CIDJ (Centre International des Jeunes, basé à Paris) m'ont validé la chose et je les remercie pour tout d'ailleurs, mais vous devez contacter les départements des régions où vous voulez travailler, sinon certaines personnes mal intentionnées et ayant un certain pouvoir décisionnel peuvent vous mettre des bâtons dans les roues sans raison apparente. J'en ai moi-même fait l'expérience, et au lieu de faire de l'argent, j'en ai perdu en tentant de contacter l'Ambassade du Canada à Paris à partir d'Amsterdam, un 40 Euros (environ 70 dollars) très mal investi puisque je n'ai même pas pu parler à un responsable. Quand je pense que ce sont nos impôts et nos taxes qui paient pour les services des consulats et ambassades à l'étranger qui sont supposées nous porter secours en cas de problème, je crois que certaines formules sont à revoir, et que certains fonctionnaires gagnent beaucoup trop d'argent pour les tâches qu'ils ont réellement à accomplir. Alors, si jamais vous perdez votre visa, passeport ou toute autre chose d'importance capitale dans un voyage, ou que vous êtes en danger de mort ou de bris corporel, allez directement à l'ambassade canadienne, n'appelez pas, vous allez sacrer longtemps, tout comme je l'ai fait. Au moins sur les lieux, peut-être qu'il vous sera possible d'exposer votre problème à quelqu'un de concerné, mais armez-vous de patience, cela aussi risque de mettre vos nerfs à l'épreuve…
Bonne année à tous et à toutes! Alors, je fais présentement mon mea culpa, je suis désolé d'avoir si peu écris dans ce blogue au cours des derniers mois, mais une nouvelle résolution vient changer la donne. J'écrirai à partir de maintenant au moins un article par semaine sur mon site, pour votre grande joie et la mienne. Encore une fois, ne vous gênez pas pour laisser des commentaires, c'est toujours plaisant. Bonne année 2008, en espérant que c'en soit une sacrée bonne!
Ok ok! J'me permets un article sur ton blog Charles! En fait c'est pas tant un article, plutôt juste un vidéo à partager! Ca en vaut la peine, c'est vraiment comique!
Encore un pont qui s'écroûle…Cette fois, ce n'est pas à Laval que l'incident s'est produit, mais aux États-Unis, à Minneapolis, Minnesota, comme disait Emilio Esteves dans le film "Mighty Ducks 2". à peu près autant de morts que chez nous, entre cinq et dix, mais des dizaines et des dizaines de blessés, sans parler de ceux qu'on a toujours pas ressortis des décombres flottants du pont en ruine.
Des ponts qui tombent, me direz-vous? C'est supposé arriver? Depuis l'accident de Minneapolis, tous les journaux font des études et des sondages dans les rues pour demander aux gens s'ils ont peur de passer sur ou sous un pont à présent. Évidemment qu'ils ont peur! Lorsqu'un pont s'effondre, il n'y a plus rien à faire, sauf prier si vous êtes croyants ou sacrer si vous êtes athés. Mais la question `première, elle, n'est que très peu posée: pourquoi les ponts tombent?
On demande aux gens dans la rue s'ils ont peur, s'ils pensent que le gouvernement devrait mieux entretenir les ponts, tandis que l'étude sur l'effondrement du viaduc de la Concorde menée par Pierre-Marc Johnson et ses amis est observée de près dans le monde entier et nous coûte des millions de dollars en honoraires abusifs pour experts trop bavards. Mais si les ponts tombent, il y a bien une raison! Évidemment, ça ne tombe pas tout seul, un pont. Il faut qu'il y ait eu une surcharge de poids, un manque flagrant d'entretien et pas juste deux-trois fissures ridicules, mais surtout, et c'est là mon point central: comment et avec quoi ont-ils été construits? À l'époque, les gens ne s'en souciaient guère, et en payent le prix maintenant. Est-ce que, pour faire comme avec les électroménagers et pour faire bien rouler le secteur lucratif de la construction, les contracteurs n'auraient pas volontairement lésinés sur la qualité du matériel pour avoir le mandat de les rénover au fil des ans, quitte à les changer complètement? Le système capitaliste fonctionne ainsi; a-t-on utilisé la même formule dans des situations aussi importantes que la construction de ponts sur lesquels circulent des milliers de personnes par jour??
Si tel est le cas, les responsables, à la fois chez les contracteurs et chez ceux qui ont octroyé les contrats, les fonctionnaires gouvernementaux pour ne pas les nommer, devraient tous être traduits en justice. Par souci de profit et de roulement perpétuel, ils auraient volontairement mis en péril la vie de milliers de leurs concitoyens, et cela n'est pas acceptable de la part de gouvernements élus par le peuple, au Canada comme aux États-Unis. Mais je n'accuse personne, puisque même la Commission Johnson n'a pas pleinement accusé et ce malgré le temps qui file depuis ses débuts. Je me pose simplement la question: pourquoi ne pas construire de façon durable pour éviter des drames au lieu de "butcher", si tel est le cas, pour économiser des sous? Les dommages en réparation aux victimes des accidents vont coûter plus cher que l'économie réalisée sur la construction! S'il vous plaît, messieurs, engagez de meilleurs comptables!!
Nous sommes en 2007, n'est-ce-pas? Évidemment, c'est une question de logique. Donc, il y avait treize ans et des poussières, le génocide battait son plein au Rwanda, où 800 000 Rwandais moururent, la plupart tués à coups de machette et laissés froidement éventrés dans la brousse ou sur les trottoirs de Kigali et des autres grandes villes du pays. Dégueulasse, me direz-vous? Absolument, et une myriade de termes similaires ne seraient même pas assez forts pour qualifier cette atrocité. Il faudrait inventer un mot, du genre "intensiforterribilifique", ou simplement dire: inqualifiable.
Mais voilà, treize ans après cette merde sans nom où un peuple s'est déchiré sans merci, personne n'a appris de ses erreurs. Au dixième anniversaire du génocide, aucun dirigeant occidental n'est venu aux commémorations officielles, il n'y a que l'ineffâble général Roméo Dallaire qui y soit allé d'un discours pimenté à saveur de reproche au monde de l'Occident. Jusqu'ici, c'est grave mais pas trop, les gens ont la mémoire courte et préfèrent ne pas se rappeler les horreurs du passé. Mais là où le bât blesse, c'est qu'une atrocité similaire soit en train de se produire et ce depuis longtemps déjà dans la province du Darfour, au Soudan, pays où se trouvait l'ancienne base logistique des guerriers de Ben Laden.
Les estimations des morts atteignent le million, les déplacés sont au moins cinq fois plus nombreux. Les femmes sont violées dans les camps par des milices armées qui viennent piller et détruire ces gens qui sont déjà dans une misère plus que précaire, alors que les soldats de l'UA sur place, trop peu nombreux, ne peuvent que constater leur impuissance face aux escadrons de la mort en provenance du Nord du pays. Au moins, sous peu, une force internationale sera déployée au Darfour, et ce plus de deux ans après la première demande d'intervention, demande à laquelle le Président soudanais avait toujours refusé de souscrire. C'est sûr que lorsque des milices liées au gouvernement font un travail de démolition qui nous apparaît bénéfique, il n'est pas de mise de saboter l'oeuvre en laissant tout le monde y voir de plus près. Mais les pressions internationales étant de plus en plus fortes (alors que de toute façon la plupart des habitants du Darfour sont dans des camps ou six pieds sous terre), la force internationale va se déployer sous peu, alors que le conflit sera terminée.
La question se pose: pourquoi, alors que le Rwanda avait été un horrible massacre qui aurait pû être évité et qui ne l'a pas été, pourquoi le monde n'a pas appris de ses erreurs et a laissé le conflit (qui s'apparente beaucoup au génocide mais bon, ce mot comporte trop d'obligations à l'ONU, donc il n'est pas utilisé pour décrire la guerre dans la province soudanaise) au Darfour se produire? Les raisons sont à la fois nombreuses et d'une simplicité déconcertante, même si elles sont horribles: Premièrement, dans les deux cas (Rwanda et Darfour), les victimes sont des Noirs, et même si l'esclavage n'existe presque plus, le racisme est bel et bien toujours présent, surtout qu'au Darfour ce sont des milices arabes qui tuent des Noirs. Deuxièmement, ce sont des pays africains dont le monde se fout éperdument, dans une moindre mesure pour le Soudan qui a du pétrole et des ressources minières intéressantes. C'était donc un je-m'en-foutisme encore plus élevé pour le Rwanda, qui ne possède à peu près rien comme ressources naturelles contrairement au Soudan. Donc, pourquoi le conflit au Darfour s'est produit?
Le désir de non-intervention des pays occidentaux pour ne pas devoir encaisser d'autres pertes humaines en plus de l'Irak et l'Afghanistan, le fait que se soient des Noirs pauvres qui meurent chaque jour, que ce soit en plein désert dans une province riche en pétrole, ressource beaucoup plus "cheap" à exploiter en temps de guerre, mais surtout: parce que la Chine a beaucoup d'intérêts au Soudan, et a mis son veto sur toute intervention dans le pays, donnant ainsi un pouvoir immense aux dirigeants soudanais. Et jamais, au grand jamais les dirigeants des États-Unis, de la France ou de l'Angleterre n'entreront en conflit avec la Chine pour un pays avec aussi peu d'importance stratégique que le Soudan. C'est donc du laisser-faire par je-m'en-foutisme et par refus de se frotter à un puissant adversaire? Plus que cela, encore, le général Dallaire l'a dit, les raisons sont nombreuses. Il reste qu'encore une fois, comme d'habitude, ce sont les pauvres, surtout s'ils sont Noirs, qui paient la note du développement pour le reste du monde, et ce tribut devient de plus en plus lourd à supporter…
Le Tour de France bat présentement son plein, et pour tout vous dire, à la limite je m'en tape. Ça reste tout de même l'événement le plus important du monde du cyclisme, une industrie qui attire beaucoup d'yeux et d'argent à travers le monde, alors bon il faut tout de même en parler. Après le scandale sur le dopage entourant le champion 2006 du Tour Floyd Landis, voici maintenant un autre scandale entourant cette fois le maillot jaune actuel, Mickael Rasmussen. Ce dernier aurait récemment été expulsé de l'équipe danoise pour les jeux olympique puisqu'il aurait plusieurs fois été absents lors de contrôles anti-dopage. Cela arrive tout juste après que Rasmussen, loin d'être reconnu comme un spécialiste du contre-la-montre, ait réussi une douzième place pour conserver le maillot jaune (étape remportée par le Kazakh Vinokourov). Un hasard? Probablement pas, mais de toute façon, le mal est encore une fois fait pour le Tour de France, qui devient de plus en plus une attraction pour les scandales qu'une majestueuse course cycliste à travers le pays de Molière.
Foglia l'a énoncé de belle manière, et il n'est pas allé au Tour cette année. Je le comprends: tout le côté cycliste prends le bord avec des absurdités de dopage comme c'est le cas lors des dernières années. La question à se poser face à cela est fort simple. Il ne faut pas se demander qui se dope, mais qui ne le fait pas! Et la réponse aussi serait simple: ils se dopent tous! Lorsqu'il vous faut faire des chronos records pour simplement rester dans le peloton, il est évident que le corps humain ne suit pas toujours, même pour un athlète expérimenté. Certaines montées dans les Alpes sont presqu'à la verticale! Pour pallier à la possible faiblesse humaine, les coureurs utilisent des produits dopants, et ceux qui n'en utilisent pas se retrouvent loin derrière. Alors, pour rester compétitif dans un sport qui ne paie pas si tu ne gagnes pas, les coureurs "straights" doivent se droguer! En bref, les cyclistes "straights" n'existent plus, ils se droguent tous. Alors, quand je vois tous ces prétendus scandales, je me dis que vraiment, c'est n'importe quoi. De deux choses l'une: ou bien les contrôles deviennent tellement strict qu'il devient impossible de se doper, ou bien on finit par admettre que tout le monde se drogue et on vît avec en regardant le spectacle. Car ce qui se passe actuellement, c'est du bitchage sur les gagnants alors qu,on oublie ceux qui le font et qui ne gagnent pas. Car là, ce n'est pas une volonté d'avoir un sport "clean" que l'on voit, mais seulement, une forme dégueulasse de jalousie…